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Changer l’Europe est-ce vraiment possible ou est-ce un slogan de campagne, répété à chaque campagne européenne depuis dix ans? Depuis le congrès de Rome, je suis convaincue que c’est possible. Que c’est à portée de main. La morosité ambiante, le raz-le bol des citoyens, l’extrême droite décomplexée et l’euroscepticisme tonitruant, nous ont masqué un mouvement de fond.

Aujourd’hui, les socialistes et les socio-démocrates ont douze premiers ministres en Europe.

 

Petits et grands pays. Et ils étaient à Rome hier pour soutenir à la tribune la candidature de Martin Schulz à la tête de la Commission européenne. Martin Schulz est un homme solide et obstiné dans ses valeurs. Il l’a dit et répété, l’Europe doit changer de cap. S’il est élu à la tête de la Commission, c’est que la majorité parlementaire sera à gauche. C’est ce que donnent aujourd’hui les prévisions électorales, avec une avance très courte des socialistes sur les démocrates chrétiens. Donc cela changera. Avec un Conseil où les socialistes pèseront enfin, avec un Parlement européen où ils pourraient être le premier groupe politique et avec un Président de la Commission européenne, élu par le Parlement, qui sera Martin Schulz. On n’est pas dans les hypothèses fantaisistes mais dans du dur. Et Elio Di Rupo, au Congrès ne s’est pas payé de mots non plus. Si les socialistes sont au pouvoir en Europe, ils ne prôneront pas les folles dépenses qui menaceraient l’avenir: la rigueur et les mécanismes de la gouvernance économique ne seront pas jetés au panier. Mais les coupes dans le social, quasi imposées par la Commission, Non, ça c’est du passé. Et le retour à des investissements publics dans le domaine de la santé, de l’éducation est indispensables si on veut que l’Europe protège les citoyens et ne sacrifie pas une génération, celle de nos enfants justement. Le changement de cap, on l’a au bout des doigts, il suffit de serrer et puis de refermer le poing. C’est à portée de poing, qu’on se le dise!

Et toi? Et toi? Me demandent mes amis tous les jours, Ils vont de te mettre sur la liste? «Ils» ce n’est pas «eux», camarades, c’est «nous». C’est notre liste. Et moi, je suis comme les convoyeurs, j’attends votre décision. Mais attrapez et tenez ferme l’occasion unique de changer l’Europe qui se présente aujourd’hui. C’est la première fois en dix ans que je sens cette volonté et ce frémissement. Schulz , Elio, Renzi, et tant d’autres ont mis en place une machine à gagner la bataille: à nous de la gagner, à nous de la remplir de nos choix et de nos aspirations. Ne laissons pas, encore une fois, l’Europe se faire sans les citoyens: on sait ce que cela donne!

Véronique De Keyser

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