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Colloque organisé par S.EU.RE aisbl à Dinant le 23 mai 2013

«L’Europe et la Franc-maçonnerie aujourd’hui»

Propos d’ouverture et d’introduction du Président, Philippe BUSQUIN

Résumé

En ouverture du premier colloque organisé par la S.EU.RE aisbl à Dinant, le jeudi 23 mai 2013, le Président de l’association, Philippe Busquin, a développé un certain nombre de considérations reposant sur son expérience de Commissaire européen, mais aussi de membre du Parlement européen et a partagé avec l’auditoire son analyse des perspectives d’avenir de l’Europe institutionnelle.

 

Intervenant en ouverture du premier colloque organisé par la S.EU.RE aisbl à Dinant, le jeudi 23 mai 2013, le Président de l’association, Philippe Busquin, a développé un certain nombre de considérations reposant sur son expérience de Commissaire européen, mais aussi de membre du Parlement européen. Dans un exposé, très fouillé et riche, embrassant les vastes domaines du champ d’intervention institutionnel et parlementaire, le conférencier s’est appliqué à disséquer devant l’auditoire les forces et faiblesses d’une politique européenne confrontée aux réalités géopolitiques, financières, économiques, sociales et aux défis posés par l’élargissement d’une Europe dont les difficultés sont allées en s’accroissant avec les nouvelles adhésions qui portent cet espace à 27 membres.

Ancien ministre belge de l’Éducation nationale (1980), puis de l’Intérieur (1981), des Affaires sociales (1988 – 1992), aussi député européen (juin 1999) et titulaire de plusieurs portefeuilles ministériels en Wallonie (Budget et Énergie de 1982 à 1985), l’orateur jouit d’une riche expérience politique nationale et européenne amplement complétée par celle de Commissaire à la Recherche.

Son propos, tout à fait accessible en dépit de la grande variété et de la technicité des sujets abordés, est donc émaillé de souvenirs très concrets enrichis d’une expérience dont il a tiré des enseignements. Son intervention en ouverture visait à poser le cadre et à faire partager à chacun les modes de fonctionnement souvent décriés des institutions bruxelloises pour aider l’auditoire à une plus juste appréciation des enjeux et du contexte dans lequel ceux-ci s’inscrivent.

Philippe Busquin a donc abordé tour à tour chacun des rouages institutionnels pour en brosser un tableau et mettre en relief le rôle de chacun d’entre eux dans les processus préparatoires aux orientations et décisions politiques engageant l’avenir de notre espace. A ce titre, il a bien évidemment souligné le rôle central de la Commission européenne à laquelle incombe la responsabilité de formuler des propositions. En se référant aux modes de gouvernance de plusieurs des ténors ayant occupé les fonctions de président de la Commission, il a mis en évidence le facteur très important de la personnalité à laquelle échoit cette fonction du Président, ceux aussi de sa position politique et de sa volonté à vouloir obtenir et faire aboutir des décisions.

Une autre considération majeure du propos introductif a été consacrée à des développements sur l’influence des grands États membres (la France et l’Allemagne, en particulier) dans la formation des décisions du Conseil des 27 Ministres, présidé aujourd’hui par Herman Van Rompuy.

Le constat s’est imposé, à la lumière des expériences récentes auxquelles il a été fait référence et de l’analyse fine de la situation, qu’actuellement l’influence de la Commission a diminué. La stagnation des grands dossiers de l’énergie, de la fraude, de la fiscalité atteste de l’absence de quelconques avancées dans ces domaines. Et Philippe Busquin de préconiser un “gouvernement” typiquement économique qui, selon lui, serait nécessaire pour réindustrialiser l’Europe.

Abordant la crise économique, financière et sociale qui secoue actuellement l’Europe et qui fait peser des menaces, y compris des spéculations sur de possibles sorties d’États de l’Union européenne, il a été rappelé que les textes ne prévoient rien de tel, même si les Anglais en parlent parfois.

Dans le cadre de la réflexion choisie pour ce colloque, Philippe Busquin ne pouvait manquer de faire référence aux défis posés aux forces démocratiques du Parlement européen qui compte parmi ses élus beaucoup de fondamentalistes catholiques (polonais, italiens...) constituant autant de lobbies très actifs. Enfin, abordant son ancien domaine de compétence à la Commission, l’orateur n’a pas manqué de mettre l’accent sur le devoir de veiller à ce que la recherche scientifique, les sciences et l’art restent libres alors que les religions revendiquent une influence en ces domaines pour en restreindre le champ exploratoire et prétendre y exercer leur influence dogmatique.

En conclusion, Philippe Busquin a mis en exergue la difficulté rencontrée dans des votes discordants du Conseil des Ministres et du Parlement. Le rôle de Conciliation incombant dans ce cas de figure à la Commission européenne met en évidence combien elle pèse d’un poids décisif dans les processus décisionnels engageant les citoyens européens.

Les actes du premier colloque européen organisé par le Société Européenne d'Etudes et de Recherches "S.EU.RE" sont sous presse et seront très prochainement diffusés aux membres sans qu'ils aient besoin d'en faire la demande.

Ceux qui, non adhérents de S.EU.RE, souhaitent en faire l'acquisition peuvent en faire la demande en s'adressant à Questo indirizzo email è protetto dagli spambots. È necessario abilitare JavaScript per vederlo.. Il leur en coutera 13€ avec les frais d'envoi.

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