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La vie de S.EU.RE et du Comité scientifique

Bruno PINCHARD élu président du Comité scientifique

(janvier 2014)

Le poste de président du Comité scientifique de KILWINNING étant devenu vacant avec le passage à l'Or. Éternel de notre Frère Georges LERBET, le Conseil d’administration a examiné la question de sa succession qui revêtait une importance primordiale.

 

Après délibérations, les votes du Conseil d’administration se sont portés à l’unanimité sur le nom de notre T.C.F. Bruno PINCHARD, Professeur des Universités, membre du Comité, Vénérable de la Loge de Recherche « Villard de Honnecourt » (G.L.N.F.) qui a accepté cette charge venant s’ajouter aux nombreuses autres fonctions et activités qu’il occupe par ailleurs. Nous le félicitons et le remercions de nous apporter sa précieuse et prestigieuse collaboration qui contribuera à conforter l’image de notre publication KILWINNING. La présentation que nous donnons ici se suffit à elle-même.

Agrégé de philosophie et docteur d’État, Bruno PINCHARD est un ancien élève de l’École normale supérieure et de la Scuola Normale Superiore de Pise. Il a été l’élève de Levinas, Derrida, Eugenio Garin et Louis Marin.

Il a enseigné dans le secondaire, a été chercheur au CNRS dans l’équipe d’André Robinet et chargé de cours en philosophie médiévale à l’Université de Paris X, puis professeur des universités au Centre d'études supérieures de la Renaissance de 1991 à 2003. Il est actuellement professeur de philosophie de la Renaissance et de l’Âge classique à l’Université Lyon-III et directeur de l’École doctorale de philosophie de la Région Rhône-Alpes. Il a été professeur invité dans plusieurs institutions, dont l'Université Laval de Québec et l'Université de Montréal.

OEuvre :

Dans Métaphysique et sémantique (1987), il montre que la philosophie scolastique a légué à la pensée occidentale l’idée d’une unité du monde fondée sur les relations stables établies entre les noms les plus universels. Mieux encore que toute fixation ontologique, cette analogie des noms demeure le moyen de lier le monde et de le protéger de la dissolution dans la pure et simple multiplicité. Pinchard a trouvé dans les mythologies du monde une manifestation récurrente de ce fond stable de l'univers. Il a emprunté à Malebranche l'idée que la connaissance ne pouvait s'effectuer qu'à partir d'une telle Etendue intelligible. En ce sens Pinchard continue, jusque dans l'ontologie post-moderne, l'exigence de clarification de la pensée propre aux philosophes post-cartésiens.

Pinchard ne pouvait que prendre ses distances avec l’aspect anti-substantialiste de la phénoménologie. Cette orientation a donné lieu à un débat important avec le mathématicien René Thom2 autour de l'actualité d'Aristote dans la topologie contemporaine.

Dans la ligne de Leibniz, il a alors poursuivi la réhabilitation des « formes substantielles » qui conduisent à une approche dynamique des formes qualitatives de la nature.

Au nom du primat de la mythologie et dans la suite des analyses fondamentales de Giambattista Vico, il a critiqué les thèses de Heidegger sur l’humanisme (2005) en ce qu'elles privilégient la question de l'être aux dépens de l'échange symbolique qui constitue les sociétés. À la question de l’être, Pinchard substitue toujours une dialectique des formes symboliques.

La pensée de l’absolu pour Pinchard est indissociable de la pensée du Livre, au sens mallarméen d’un système total de signes exigeant un rituel (Méditations mythologiques, 2002). Les mythes ne proposent pas un accès direct à l’être, mais sont replacés dans une dimension spatiale qui les rapproche des mouvements de la « matière subtile » chez Descartes. Il en découle ainsi à la fois un contrôle spatial des déploiements mythologiques et une géométrie centrée qui permet d’avancer de nouveaux parallélismes entre l’âme et le corps au sein d'un spatialité intégrale qu'il appelle Étendue mythologique.

Un tel recentrement symbolique, pensé à partir de Dante et de Rabelais, s’effectue autour d’un principe féminin organisateur des récits du monde (Bûcher de Béatrice, 1996). En débat avec les oeuvres de Freud et de Lacan, ces travaux décrivent le passage d’une mythologie courtoise de l’amour à une pensée cosmologique de la différence sexuelle.

L'ensemble de ces avancées conduit aujourd'hui à un dessein métaphysique qui cherche, après Aristote, à définir les catégories minimales d'une stabilité du monde. Mais c'est la philosophie de Hegel, relue à partir de la dynamique du dépassement (Aufhebung), qui offre un accès renouvelé au défi de la destruction. Héritière de l'herméneutique de la déconstruction selon Derrida, la philosophie contemporaine ne peut que rencontrer une Métaphysique de la destruction.

Principales publications :

A paraître

Marx à rebours

Giambattista Vico, Politique des héros, introduction, traduction et notes.

Dante Alighieri, La question de la terre et de la mer, introduction, traduction et notes.

(Source : WIKIPEDIA 2014)

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